Cours

L'accordéon diatonique et son enseignement à La Bouèze

L'enseignement de l'accordéon diatonique s'inscrit dans la démarche d'enseignement traditionnel qui prévaut à La Bouèze et qui se base, avant tout, sur un travail d'écoute et d'oreille.

Les cours sont collectifs (3-4 élèves) et ouverts à tous, enfants comme adultes, débutant ou  confirmé. L'enseignement est ludique et convivial. Aucune connaissance en solfège n’est nécessaire.

L'élève débutant aborde immédiatement l'instrument et découvre petit à petit les techniques, le doigté de l'instrument.

Le répertoire abordé est principalement celui de Haute-Bretagne mais pas uniquement et si la danse est prédominante, Marche et Mélodie n'en sont pas pour autant oubliées...

L’instrument

2 modèles d'accordéons diatoniques :

 Hohner 2915 (à gauche) et Maugein Luthinier (à droite)

L'accordéon diatonique est un instrument de musique à clavier, utilisant des anches libres, excitées par un vent variable fourni par le soufflet actionné par le musicien. Ces anches produisent des notes différentes suivant le sens d'action du soufflet (poussé ou tiré), logique dite bi-sonore. Cet accordéon possède une organisation comparable à celle de l'harmonica diatonique, c’est-à-dire organisée suivant une ou plusieurs gammes diatoniques.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page consacrée à l'accordéon diatonique sur wikipédia.

 

L'accordéon diatonique en Haute-Bretagne

En Bretagne, l'accordéon est considéré, avec le biniou et la bombarde, comme l'un des instruments rois de la musique traditionnelle. Comment en l'espace de cent ans, l'instrument « moderne », honni des folkloristes, a-t-il pu devenir, de façon bien inattendue, un des piliers de la musique bretonne ? 

En vogue dans les salons bourgeois vers la fin des années 1830, la version populaire de l'accordéon apparaît à la fin des années 1860 - début des années 1870 en Bretagne.

Vers 1890, les sonneurs de biniou, bombarde et tambour («  l'orchestre national breton »), mais aussi ceux de veuze, vielle, violon ou clarinette, instruments implantés depuis des décennies, voire des siècles, dans la vieille terre d'Armorique, se voient soudain concurrencés par un moderne appareil qui se répand comme une traînée de poudre, envahissant jusqu'aux moindres communes : l'accordéon diatonique. 

Quarante ans plus tard, c'est l'accordéon chromatique qui s'impose avec la même rapidité, supplantant souvent son prédécesseur. 

La montée en puissance de l'accordéon coïncide avec le déclin, en quelques décennies, de la vieille civilisation rurale. Selon les époques, les lieux, les personnalités des sonneurs, les codes culturels et sociaux traditionnels régissant les fêtes et les danses en usage sont encore en place, ou, au contraire, en train d'être bousculés, voire totalement remis en cause au profit des modes venues des villes.

Références :

Panorama de la musique Bretonne, site de Dastum

Les enseignants de la Bouèze

Gwendal BOUFFORT, Daniel CARREZ, Ivan DIDIER, Pauline DORE, Corentin LE DOUJET, Isabelle JOSSE, Denis LEGUERINEL, Tangi PENARD, Nicolas ROZÉ

Les lieux de cours de la Bouèze